Un automne très (très!!!) pluvieux...mais la magie des couleurs n'est pas altérée,
il faut juste ne pas attendre pour aller se balader...
car , il passe si vite le temps des feuilles mortes... 
Que ce soit , à la campagne ou au jardin...
la pluie n'en a épargné aucun!
Et toute cette humidité semble colorer plus tôt les feuilles des figuiers qui,
subitement virent au jaune doré
avant de tomber dans un doux bruissement
sur l'herbe presque marécageuse!

Les volubilis encore plus beaux à l'automne,
semblaient pleurer la fin de la belle saison,
comme s'ils ne voulaient pas partir,
ne pas mourir,
rester encore un peu là,
dans le jardin ou sur la terrasse,
et continuer à nous offrir leurs belles corolles azuréennes
et chantantes...
Je dis bien chantantes, car ils ont l'air d'entonner en choeur,
à plein "poumons"une joyeuse cantate!!





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Savoir accepter la fin des choses, la fin des saisons,
la fin de tout...
sans tristesse,
ni trop de nostalgie...
Une éternelle continuité de passages...
passage d'un jour à l'autre,
d'une saison à l'autre,
d'un état d'âme à l'autre,
d'un sentiment à l'autre...
Peut-être sommes-nous plus liés qu'on ne le croit
aux changements de saisons,
et qu'en fait nous nous accordons avec la nature,
et que nous sommes un peu mélancoliques
lorsque nous regardons les fleurs en pleurs...?
Mais la beauté se trouve partout, même dans la mélancolie...
Et comment proncer ce mot sans penser immédiatement à Léo Ferré...?!(lien avec la vidéo de la chanson interprétée par Léo!) ............................... La mélancolie
(Léo Ferré)
LA MELANCOLIE
C'est un' rue barrée
C'est c'qu'on peut pas dire
C'est dix ans d'purée
Dans un souvenir
C'est ce qu'on voudrait
Sans devoir choisir
LA MELANCOLIE
C'est un chat perdu
Qu'on croit retrouvé
C'est un chien de plus
Dans le mond' qu'on sait
C'est un nom de rue
Où l'on va jamais
LA MELANCOLIE
C'est se r'trouver seul
Plac' de l'Opéra
Quand le flic t'engueule
Et qu'il ne sait pas
Que tu le dégueules
En rentrant chez toi
C'est décontracté
Ouvrir la télé
Et r'garder distrait
Un Zitron' pressé
T'parler du tiercé
Que tu n'a pas joué
LA MELANCOLIE
LA MELANCOLIE
C'est voir un mendiant
Chez l'conseil fiscal
C'est voir deux amants
Qui lis'nt le journal
C'est voir sa maman
Chaqu' fois qu'on s'voit mal
LA MELANCOLIE
C'est revoir Garbo
Dans la rein' Christine
C'est revoir Charlot
A l'âge de Chaplin
C'est Victor Hugo
Et Léopoldine
LA MELANCOLIE
C'est sous la teinture
Avoir les ch'veux blancs
Et sous la parure
Fair' la part des ans
C'est sous la blessure
Voir passer le temps
C'est un chimpanzé
Au zoo d'Anvers
Qui meurt à moitié
Qui meurt à l'envers
Qui donn'rait ses pieds
Pour un revolver
LA MELANCOLIE
LA MELANCOLIE
C'est les yeux des chiens
Quand il pleut des os
C'est les bras du Bien
Quand le Mal est beau
C'est quelquefois rien
C'est quelquefois trop
LA MELANCOLIE
C'est voir dans la pluie
Le sourir' du vent
Et dans l'éclaircie
La gueul' du printemps
C'est dans les soucis
Voir qu'la fleur des champs
LA MELANCOLIE
C'est regarder l'eau
D'un dernier regard
Et faire la peau
Au divin hasard
Et rentrer penaud
Et rentrer peinard
C'est avoir le noir
Sans savoir très bien
Ce qu'il faudrait voir
Entre loup et chien
C'est un DESESPOIR
QU'A PAS LES MOYENS
LA MELANCOLIE
LA MELANCOLIE